Tout à un commencement. Ce qu'il faut dire c'est que jamais, dans ma folle jeunesse, je n'aurai imaginé entreprendre un tel projet, mais bon qui peut prédire l'avenir?
J'ai toujours apprécié lire des livres de science fiction (et plus particulièrement Stephen King) mais aussi je dois dire que le fantastique me plais beaucoup. Dans les deux domaines, je ne suis pas une fine connaisseuse, on pourrait même dire que je suis une débutante incurable. Quoiqu'il en soit, mes lectures ont développé chez moi une imagination qui n'a cessé de croître. Mais l'imagination ne mène pas forcément à écrire un livre me direz vous. Et je vous répondrai que vous avez toutà fait raison.
Pour tout dire, j'ai commencé à écrire pour de mauvaises raisons. Vous êtes très certainement au courant, en première ES, les élèves passent leur bac de français, de science et vie de la terre et leur TPE. Une de mes plus grandes lacunes était mon orthographe, ma grammaire, quant-a-elle, était assez déplorable (chose qui n'a pas énormément changé), il m'est alors venu à l'idée d'écrire quelques lignes de temps en temps sur Word, ce qui me permettrait de corriger certaines fautes récurrentes. Je ne pouvais pas me contenter de recopier bêtement des passages de livres, en situation d'examen ce n'est pas vraiment ce que demande l'intitulé, et même pas du tout. Alors j'ai mis au point une petite histoirounette avec un début, une fin (comme un peu près toutes les histoires) mais mon caractère tatillon a vite fait de remédier au manque de profondeur de ce que j'avais osé inventer, ajoutant des éléments, cherchant à faire s'emboîter des détails avec d'autres : au fur et à mesure, mon récit prennait de l'ampleur et de la profondeur (loin celle des philosophes). Le résultalt m'a sidéré : la comparaison et l'écart que j'ai pu tirer entre mon projet initial et mon projet final (qui n'est pas encore arrêté) était spectaculaire. Pas dans le contenu, je ne suis pas du genre à me vanter, mais du point de vue de la démarche et de l'évolution. Je me suis vite prise au jeu, un peu comme les auteurs confirmés que nous connaissons tous : l'envie de tisser des filaments de détails qui, une fois joints, donnaient, avec le recul nécessaire, une toile d'araignée dans laquelle les insectent se prennent lorsqu'ils ne font pas attention.
Pourquoi ai-je parlé de mauvaises raisons? Et bien, ce qui m'a conduis à écrire n'était pas la beauté du geste, ni l'envie de partager mon univers (chose qui n'a pas vraiment changée non plus) mais le simple fait de ne répondre qu'au critère commun qu'était la grammaire, le vocabulaire, la conjugaison. Avec des mots je n'avais pas la réelle intention ni l'envie de faire des phrases emplies de sens, construisant ainsi un monde connu des seuls lecteurs et de moi-même or c'est pour moi l'une des raisons les plus valables d'écrire.
Je vous rassure, aujourd'hui je n'ai plus les mêmes états d'âme, je suis sur le droit chemin. Sur ce, j'arrête de monologuer, promis. ^^